UPVD: l'office de l'immigration entraine une aggravation de la situation sociale des étudiants de l'UPVD
• Interpellation sur la problématique des étudiants étrangers à l'UPVD
M.Farid MELLAL prend la parole pour intervenir sur ce problème. Celui-ci tient à signaler que depuis le 1er juin 2009, les titulaires d’un visa d’une durée supérieure à trois mois portant la mention "étudiant", sont dispensés de solliciter une carte de séjour temporaire la 1ère année de leur séjour en France. Au moment du dépôt de la demande de visa le demandeur doit joindre une demande d’attestation OFII qu’il devra envoyer dans les trois mois suivant l’arrivée en France à la délégation territoriale de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration compétente à raison de son lieu de résidence en France . L’OFII convoquera l’intéressé pour procéder aux formalités d’enregistrement. Cette formalité est obligatoire et en l’absence d’enregistrement dans le délai de trois mois suivant l’arrivée en France, le titulaire du visa sera considéré par les autorités françaises comme étant en situation irrégulière.
Il convient de prévoir un délai minimum (variable selon les nationalités et le motif du séjour) de trois semaines pour toute obtention d’un visa. Dans le cas des étudiants et détenteurs de ce nouveau visa, ces derniers devront contacter dès leur arrivée l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII) pour passer une visite médicale et faire valider leur visa en lui donnant "valeur de titre de séjour". Suite à ceci, il faudra régler une taxe de 55 euros, sous la forme d’un timbre OMI (ou timbre ANAEM). Les étudiants algériens sollicitant un premier «certificat de résidence» de 1 an sont également soumis à cette taxe.
M. MELLAL atteste qu'une centaine d'étudiants n'ont pas passés la visite médicale obligatoire, ce qui les empêche de percevoir l'allocation logement, et de pouvoir travailler durant l'été.
La caisse doit également être mise devant ses responsabilités car ne pas débloquer l'allocation logement aux étudiants étrangers contribuent à accentuer leurs précarités et aggravent leurs situations sociales.
La rétroactivité n'est pas non plus envisagés par la CAF.
Suite à l'exposition du problème, la direction de l'université affirme vouloir envoyer un courrier dénonçant cette situation, à l'Office Français de l’Immigration et de l’Intégration avec copie au ministère de l'immigration.