Fin de la polémique pour le dixième mois de bourse ? On verra à la rentrée

Publié le par étudiant(e)s de gauche

Fin de la polémique ?


Billets_euros.jpg

La promesse de Nicolas Sarkozy, en septembre 2009, d'accorder un dixième mois de bourse aux étudiants boursiers dont l'année universitaire dure plus de neuf mois, sera bel et bien appliquée à la rentrée de septembre. C'est Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur, qui l'a confirmé en marge d'un déplacement à Bondy (Seine-Saint-Denis), mardi 11 mai.

Selon un décompte effectué par le ministère, cette mesure devrait concerner 70 % des étudiants boursiers.

Cela représente une augmentation de "12 %", a précisé Mme Pécresse, qui souhaite que l'ensemble des étudiants bénéficient à terme de dix mois d'études. A cette fin, "un cahier des charges sera discuté la semaine prochaine" avec la Conférence des présidents d'université (CPU). Si elle était appliquée à tous les étudiants boursiers, la mesure représenterait "160 millions d'euros".

TROUBLE CHEZ LES ÉTUDIANTS

Ces derniers mois, la mise en œuvre de cette mesure avait suscité inquiétudes et polémiques. Mme Pécresse s'est en effet exprimée à de nombreuses reprises sur cette question, mais dans des termes restrictifs qui ont jeté le trouble chez les étudiants.

Dès novembre 2009, la ministre affirmait que "le budget [2010] ne comportait pas les crédits nécessaires au financement du 10e mois de bourse".

Elle précisait également que le versement "serait fonction de la durée réelle de l'année universitaire" et concernerait "principalement les étudiants des classes préparatoires, de brevet de technicien supérieur, d'IUT et de première année de licence".

En avril, elle mettait une condition à l'application de la mesure : "un engagement fort des universités sur la mise en place du plan licence" et considérait que 60 % des étudiants boursiers étaient concernés. Ses dernières déclarations clarifient donc les choses.

Même si l'Union nationale des étudiants de France (UNEF) conteste toujours les chiffres de la ministre, estimant que la quasi-totalité des étudiants ont des astreintes pédagogiques sur dix mois (en comptant mémoire et stages).

Benoît Floc'h

 Source journal le Monde.

Publicité

Publié dans reformes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article