UPVD: la présidence écrit au préfet en soutien à Waed

Publié le par étudiant(e)s de gauche

Mobilisation devant la Poste à coté de la Faculté

 

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L a mobilisation autour du jeune étudiant de 25 ans que la préfecture des P.-O. a décidé de reconduire en Tunisie prend de l'ampleur. Wael El Abed avait été interpellé en début de semaine et placé au centre de rétention administrative de Perpignan suite au non-renouvellement par la préfecture de son visa d'étudiant, une décision motivée par ses "échecs scolaires répétés". Or, les associations concernées, la Cimade en tête, les enseignants, les amis et l'un des employeurs de Wael se sont mobilisés dès le départ, faisant valoir que le jeune homme avait connu de graves

 

problèmes de santé qui, cumulés aux grèves étudiantes, ne lui avaient pas permis de réussir ses examens du 2 e semestre 2009. Ce qui n'avait pas empêché l'université de l'admettre en 2 e année d'informatique, à la condition qu'il valide par la suite ses unités manquantes. Mercredi, le juge des libertés et de la détention avait décidé d'assigner Wael à résidence, mais la préfecture avait fait appel de cette décision. Hier, une cinquantaine de personnes ont accompagné le jeune homme jusqu'aux locaux de la police, où Wael est allé signer son assignation quotidienne. Il n'a pas été conduit au centre de rétention, et son comité de soutien a d'ores et déjà annoncé qu'il serait à nouveau présent lundi pour accompagner le jeune homme. "Le président et le vice-président de l'université ont envoyé une lettre au préfet pour lui demander de laisse r à Wael letemps de passer ses examens, expliquait hier Farid Mellal, élu sur la liste de l'union des étudiants de gauche. Dans cette affaire, la préfecture outrepasse ses droits : ce n'est pas à elle de juger de l'échec scolaire d'un étudiant ! De notre côté, nous nous retrouverons lundi matin pour organiser la journée de jeudi, baptisée "journée sans étudiants étrangers" à la fac, où nous nous rassemblerons pour soutenir les 392 étudiants qui peuvent se retrouver dans cette même situation" . Pour les étudiants, une nouvelle crainte se fait jour : "Que l'université, qui est un véritable symbole, devienne un vivier dans lequel on va aller "puiser" des étudiants pour remplir les quotas de reconduite à la frontière".

Barbara Gorrand

 

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Publié dans vie étudiante

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