Masterisation : une réforme qui nous mène droit dans le mur !!

Publié le par étudiant(e)s de gauche

La masterisation des diplômes 'enseignement' : une réforme qui nous mène droit dans le mur !!

log_enseigner.jpg

 

Voila le concours de nos futurs professeurs de écoles terminés, que des inquiétudes commencent à émerger et se faire sentir de plus en plus fortement.

Où nous mène cette masterisation?

Bien peu d'étudiants à l'IUFM le savent aujourd'hui car une certaine opacité existe. Un grand nombre d'entre eux se sont déjà vus proposer une pré-inscription pour l'année prochaine dans un master mention "MEF", métier de l'enseignement et de la formation.

Une réunion publique s'est également tenu a l'université de Perpignan pour expliquer les contours de cette réforme mais hélas cela n'a pas suffit a dissiper les doutes quand au devenir et aux sérieux des futurs concours de professeurs des écoles.

Ce qui est visible et que l'on ne peut nier, c'est une course à l'inscription d'étudiants que se livrent Perpignan et les universités montpellieraines et nous ne pouvons que dénoncer ce système qui nous conduit à cette concurrence exacerbée entre des institutions universitaires.

La gronde est visible également dans les instances administratives comme en témoignent ces deux motions proposées et adoptées par les CA des universités montpellieraines:

 

Motion adoptée par le CEVU de l'Université Montpellier 3

à l'unanimité moins 2 refus de vote :

Refusant d'entendre les protestations émises par nombre d'instances et de syndicats, le Ministère a publié au JO du 6 janvier le descriptif des épreuves des concours : l'uniformisation à deux épreuves écrites et deux épreuves orales dans tous les concours aboutit aux absurdités et aux lacunes attendues. Le CEVU de l'Université Paul-Valéry demande à ce que les spécificités de chaque discipline soient respectées.

Un certain nombre de rectorats ont annoncé de quelle manière ils entendaient régler la question de l'année de stage des lauréats des concours à la rentrée prochaine. Afin d'affecter les stagiaires sur des postes à 18h et d'assurer ainsi les supressions de postes promises, le Ministère a conçu des stages « massés », c'est-à-dire annualisés qui ne sauraient assurer aux enseignants débutants une formation de qualité. Grâce à ce dispositif, pas moins de 30 000 élèves dans notre académie (250 stagiaires, 4 ou 5 classes de 30 élèves chacun) changeront 3 fois de professeurs dans une année : stagiaire, contractuel, étudiant. Quant aux tuteurs, ils prendront leurs classes ... à la Toussaint si l'on trouve assez de TZR ou de contractuels pour les remplacer. Le CEVU de l'Université Paul-Valéry demande à ce que ce dispositif qui constitue une aberration pédagogique et est absolument impossible à organiser par les chefs d'établissement soit abandonné. Il demande le retour à une formation hebdomadaire dans le cadre d'un service allégé à 12h.

Enfin, le CEVU demande instamment à ce que le Ministère ouvre de nouvelles discussions sur la question cruciale de l'organisation du Master qui, en l'état du projet, a des conséquences catastrophiques à la fois pour la formation des futurs enseignants et la formation à la recherche à l'université.

 

Cette motion a débouché sur la motion du CA de Montpellier 3.

Motion adoptée par le CEVU de l'université Montpellier 2 le 4 février

à l'unanimité moins un refus de vote :

Refusant d'entendre les protestations émises par nombre d'instances et de syndicats, le Ministère a publié au JO du 6 janvier le descriptif des épreuves des concours et les dispositifs de mise en stage.

Un certain nombre de rectorats ont annoncé de quelle manière ils entendaient régler la question de l'année de stage des lauréats des concours à la rentrée prochaine. Afin d'affecter les stagiaires sur des postes à 18h, le Ministère a conçu des stages « massés », c'est-à-dire annualisés qui ne sauraient assurer aux enseignants débutants une formation de qualité. A cause de ce dispositif, pas moins de 30 000
élèves dans notre académie (250 stagiaires, 4 ou 5 classes de 30 élèves chacun) changeront 3 fois de professeurs dans une année : stagiaire, contractuel, étudiant. Quelles conséquences pour l'éducation scolaire ?

Le CEVU de l'Université Montpellier 2 demande à ce que ce dispositif qui constitue une aberration pédagogique soit abandonné. Il demande le retour à une formation hebdomadaire dans le cadre d'un service allégé à 12h.

Enfin, le CEVU de l'UM2 demande instamment à ce que le Ministère ouvre de nouvelles discussions sur la question cruciale de l'organisation du Master qui, en l'état du projet, a des conséquences catastrophiques à la fois pour la formation des futurs enseignants et la formation à la recherche à l'université.

 

Un autre problème majeur existe : "les stages"

"Le Ministère reculerait-il sur l'épineuse question des stages ? La mobilisation contre la mastérisation s'impose plus que jamais. Vous trouverez ci-joint un nouveau projet d'arrêté sur les compétences du métier d'enseignant et sa circulaire d'application. Les textes, très différents de ceux présentés aux syndicats en mars dernier, seront examinés au Conseil Supérieur de l'Education du 6 mai 2010.


On lit dans le projet de circulaire :

“ Les cursus de master proposant aux étudiants une préparation aux concours de l'enseignement pourront prévoir :
- un stage d'observation et de pratique accompagnée d'une durée ne pouvant excéder 40 jours et dans la limite de 108 heures ;
- un stage en responsabilité n'excédant pas 108 heures et rémunéré, prioritairement pour les candidats déclarés admissibles à un concours.

Ces stages qui font l'objet d'un accompagnement par des personnels confirmés (professeurs maîtres –formateurs, conseillers pédagogiques des premier et second degrés…) doivent permettre aux étudiants de s'initier à la conduite de la classe et à la gestion de différentes situations, notamment pour prévenir et régler les conflits ou faire face à des comportements violents”.

Alors que la circulaire sur les Masters de décembre 2009 affirmait :

Les masters intégreront une composante forte de formation professionnelle, de plus en plus importante dans le cursus, pour devenir majoritaire en deuxième année de master. (...)
- La préparation effective et progressive aux métiers de l'enseignement, basée sur un principe d'alternance entre le milieu professionnel et l'établissement d'enseignement supérieur, doit articuler sur les 4 semestres :
. Des stages d'observation et de pratique accompagnée, puis des stages en responsabilité, sur la base des modalités et des dispositifs mis en place au niveau académique. (...) Les stages font pleinement partie du dispositif de formation et, à ce titre, doivent être pensés de manière progressive, de la découverte du métier à son exercice.

lire la circulaire en cliquant sur le lien ci dessous:

link

Publicité

Publié dans reformes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article