Etudiants : menace sur vos APL à la rentrée
Communiqué de l'union des étudiants de gauche 66
Mardi 6 juillet 2010, François Baroin, Ministre du Budget, annonçait, dans un entretien donné aux « Echos » au sujet du budget 2011, sa volonté de supprimer la possibilité du cumul entre aides au logement des étudiants et demi-part fiscale.
Supprimer ces aides signifie pour beaucoup d’étudiants de grosses difficultés financières. La conservation de la demi-part fiscale permettra effectivement aux familles de garder un taux d’imposition stable, cependant, les parents vont devoir payer davantage pour le logement de leurs enfants en compensation de la suppression des APL. Et à l’inverse, faire le choix de garder les APL entraine automatiquement une hausse conséquente de l’impôt pour les familles puisque dans ce cas, elles perdent une demi-part fiscale."
Autre mauvaise nouvelle, le même jour, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a annoncé une nouvelle augmentation des frais d’inscriptions universitaires pour la rentrée 2010. Ainsi, les montants progressent en moyenne de 2,1%.
Enfin, ce vendredi 9 juillet, le Conseil d’Administration du CNOUS a voté l’augmentation du ticket de restaurant universitaire de 10 centimes, soit une augmentation de plus de 3%, proposée par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Les étudiants issus de la classe moyenne vont être les plus touchés : ils ne bénéficient d’aucune bourse et les aides au logement représentent leur seul soutien financier de l’Etat . Plus de 700.000 étudiants bénéficient aujourd’hui des aides au logement, et la demi-part fiscale étudiante représente une dépense de 1,1 milliard d’euros.
Nous appelons nos élus, sénateurs et députés du département à faire entendre raison au Gouvernement. Ce dernier doit se rendre compte des conséquences désastreuses de telles mesures sur les étudiants ainsi que sur les familles. D’autres solutions peuvent être envisagées, à condition de jouer la concertation et l’écoute sur ces dossiers !
Ce n’est pas à la jeunesse, une nouvelle fois d’être la variable d’ajustement de la politique de rigueur imposé par le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Cette mesure est un véritable coup de poignard pour la jeunesse de ce pays, qui rappelons le , est la première victime de cette crise. Une campagne de pétition pour mobiliser nos étudiants sera très prochainement lancée sur le campus Perpignanais.